Salon international de l'Automobile de Genève 2019

Aston Martin RB 003

Aston Martin sort de l'hypercar à tour de bras depuis 1 an. Après la Valkyrie et la Valkyrie AMR Pro, voici que débarque l'enfant de la Valkyrie en quelque sorte, la AM-RB 003. Comme la Valkyrie et la Valkyrie AMR Pro, également présente sur le stand en version quasi définitive, cette hypercar à moteur central, sera le nouveau fruit de la collaboration entre la marque britannique et Red Bull et devrait être commercialisée en 2021. Il se dit que son nom définitif serait Valhalla, un nom issu de la mythologie nordique à l'instar de la Valkyrie.

 

L'arrière, avec ses diffuseurs énormes et son aileron fonctionnant selon un système de morphing aéronautique est pour le moins impressionnant.

Construite autour d'une structure légère, elle sera équipée d'un groupe motopropulseur hybride essence/électrique. Il s'agira d'un bloc V6 suralimenté (et hybride type KERS, qui proposera des performances stratosphériques).

Le modèle se plaçant entre la DBS Superleggera et la Valkyrie, la puissance devrait s'établir autour des 1 000 ch.

 

L'habitacle est assez épuré et rempli ide matériaux nobles (cuir, carbone, métal). Les écrans sont numériques et d'une finesse qui confine à l'anorexie.

Comme la Valkyrie, la RB 003 aura des éléments aérodynamiques actifs permettant « un appui incroyable pour une voiture de série ». L'aileron arrière sera ainsi fixe mais un système baptisé FlexFoil permettra d'avoir plus ou moins d'appui selon la vitesse, sur le principe du morphing aéronautique. Il a été validé par la NASA lors d'essais en vol acoustiques et de performances. Des suspensions actives, probablement embarquées et à poussoir, feront aussi partie de la fiche technique de ce modèle.

Aston Martin a confirmé qu'elle sera homologuée en conduite à droite et à gauche pour une production totale de 500 exemplaires.

Aston Martin Vanquish Vision Concept

Non content de présenter la RB 003, Aston dévoilait également ce concept Vanquish qui préfigure une future berlinette qui devrait apparaître courant 2022. Elle ne sera motorisée ni par un V12, ni par le V8 AMG, mais par un V6 biturbo maison, semblable à celui de la RB 003.

 

Une implantation mécanique qui prend le contre-pied des Aston traditionnelles, dont la mécanique a toujours été à l’avant. Même révolution côté design avec des lignes qui n’ont plus rien à voir avec le passé de la marque anglaise.

Aston Martin Lagonda All-Terrain Concept 

Après le Vision Concept, Lagonda, branche électrique d'Aston Martin, a dévoilé au Salon de Genève 2019 un second concept, l'All-Terrain, qui préfigure un modèle de série qui devrait être commercialisé en 2022. La ligne extérieure est presque totalement dénuée d'aspérités mais la silhouette est élancée, avec des proportions équilibrées entre l'empattement et les porte-à-faux.

 

L'habitacle est proche d'un salon roulant avec deux rangées de deux fauteuils séparés par de hautes consoles au dessin épuré, simplicité aussi employée dans la planche de bord, avec une instrumentation qui se concentre au milieu du volant.

 

Les doubles portes arrière permettent de monter sans avoir à se pencher. L'accès à bord à l'arrière est facilité, comme sur la Vision, par des portes antagonistes complétées ici par une partie du toit se soulevant, un système qui semble encore plus compliqué que les fameuses portes Falcon du Tesla Model X, ce qui n'est pas peu dire.

Bentley Continental GT « Number 9 Edition »

Bentley aussi entre dans le club des constructeurs automobiles centenaires. Pour marquer le coup, il dévoile au Salon de Genève une version spéciale de la Continental GT, nommée Number 9 Edition.

 

Celle-ci sera produite à 100 exemplaires, qui seront fabriqués à la main par Mulliner, le département personnalisation de Bentley. Cette voiture rend hommage à Sir Henry Ralph Stanley « Tim » Birkin, qui a été pilote de course pour la marque dans les années 1920 et 1930. Il a notamment donné naissance à la 4 ½ litres « Blower » avec un compresseur, monté à l'avant. Sir Tim Birkin a piloté la numéro 9 aux 24 Heures du Mans 1930.

 

La voiture est présentée avec la couleur Viridian Green, mais les clients pourront aussi opter pour un Beluga Black. Les jantes de 22 pouces sont peintes en noir et la carrosserie est agrémentée d'éléments en fibre de carbone. Bien sûr, la particularité la plus visible est le 9 peint dans la calandre. À l’intérieur, il y a un choix semblable à l'extérieur pour les ambiances : vert foncé ou noir. Le B de Bentley est gravé sur les appuie-tête et dans les contre-portes. La console centrale reçoit une finition bouchonnée, un usinage de l'aluminium qui était fréquent pour les véhicules de course de l'époque. 

Bugatti « La Voiture Noire »

Bugatti dévoile un modèle unique à Genève, baptisé « La Voiture Noire ». Le nom étrange de cette supercar n'est pas sans signification, et renvoie à l'une des quatre Bugatti Type 57 SC Atlantic produites à la fin des années 1930. Il s'agit de celle développée et conduite par Jean Bugatti, le fils d'Ettore Bugatti. L'enfant du fondateur de la marque avait surnommé son modèle « La Voiture Noire ». Le constructeur rappelle, qu'au cours de la Seconde guerre mondiale, ce coupé d'une rare élégance disparaît mystérieusement. Il ne sera jamais retrouvé.

 

C'est pour rendre hommage à cette automobile que la firme de Molsheim a décidé de produire un modèle unique qui en reprend le nom. Sa carrosserie est entièrement réalisée en fibres de carbone. La face avant, toujours ornée de la légendaire calandre en fer à cheval, est celle de la Divo, légèrement remaniée. On constate que la fameuse ouïe latérale en forme de « C » est également empruntée à la Divo, plus discrète que celle utilisée par la Chiron. Les sorties d'échappement rappellent la 57 SC, même si elles sont au nombre de six, contre cinq seulement sur le véhicule original. Le dessin des optiques arrière est inédit.

 

Aussi moderne soit elle, cette réalisation adopte une ligne épurée, une unique teinte noire et des galbes arrondis qui la rapprochent, d'une certaine manière, des productions anciennes. Surtout lorsqu'elle est aperçue de trois quarts arrière. Les performances en revanche, sont à la pointe du monde automobile actuel: « La Voiture Noire » reste fidèle au W16 de 8 litres de la Chiron, qui développe 1 500 ch et 1 600 Nm de couple.

Bugatti Chiron Sport 110 Ans

Présenter la voiture la plus chère du monde au salon de Genève ne suffisait pas à Bugatti. Le constructeur cherche visiblement à impressionner un peu plus qu’à l’habitude, où son stand est habituellement beaucoup plus discret. Les visiteurs se pressaient notamment pour voir de plus près l’édition 110 ans dont l’inspiration principale est le drapeau bleu, blanc, rouge. Un hommage inhabituel de la part d’un constructeur qui est certes basé en France, à Molsheim en Alsace, mais qui a toujours bien fait sentir son appartenance au groupe Volkswagen.

 

Pour rappel, cette Chiron est revêtue d’une peinture bleue mate tandis que le drapeau tricolore est repris sur les rétroviseurs et l’envers de l’aileron arrière. Hormis les insignes et la médaille en argent qui trône à l’intérieur, on relève également les étriers Bleu de France, couleur reprise également par une partie de la sellerie. Cette série spéciale limitée à 20 exemplaires représente le moyen pour Bugatti d’animer sa gamme qui ne compte qu’un seul modèle. Comme la Veyron avant elle, la Chiron devrait multiplier les éditions spéciales afin de combler les milliardaires toujours avides d’exclusivité.

Bugatti Divo

Bugatti change son fusil d’épaule, en se détournant de la vitesse pure, au profit des virages. La Divo se concentre sur le plaisir... de les négocier !

 

Pourquoi Divo ? Pour rendre hommage au pilote français Albert Divo, qui remporta la Targa Florio au volant d’une Bugatti en 1928 et 1929. Une révérence destinée à rester rarissime, puisque seulement 40 exemplaires sont programmés, au tarif de 5 millions d’euros pièce.

 

Sur le plan technique, on retrouve le 16 cylindres, 8 litres et quatre turbos, à la puissance inchangée de 1.500 chevaux. Mais le rapport poids/puissance évolue légèrement, en raison d’une masse totale abaissée de 35 kilos.

 

Les vraies différences par rapport à la Chiron devraient donc se situer au volant, avec des réglages beaucoup plus pointus et une mise au point optimisée. Sans oublier la stabilité aérodynamique.

Ferrari F8 Tributo

Un Salon de Genève sans une nouvelle Ferrari, c'est impensable. Cette année, le cheval cabré dévoile la F8 Tributo, qui prend la suite de la 488 GTB.

 

La voiture a été dessinée par le centre de style de Ferrari. Parmi les évolutions esthétiques, par rapport à l'ancien modèle, on remarque les quatre feux ronds à l'arrière et les phares raccourcis. Il y a au-dessus de ces derniers de nouvelles prises d'air pour refroidir les freins. À bord, le volant a un plus petit diamètre, pour une meilleure maniabilité. L'instrumentation intègre deux écrans, mais il y a toujours un compte-tours à aiguille au centre.

 

Pour le moteur, on retrouve le V8 turbo 3.9 litres, en position centrale arrière. La puissance est de 720 ch. C'est 50 ch de plus que la 488 GTB mais la même puissance que la 488 Pista. La vitesse maxi est de 340 km/h et il faut moins de 3 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. La voiture a perdu du poids, 40 kg, soit désormais 1 330 kg à sec.

Koenigsegg Jesko

Koenigsegg dévoile sa nouvelle création au salon de Genève. Esthétiquement, la Jesko diffère nettement des autres productions de la marque. L'extravagance est toujours de rigueur avec d'immenses prises d'air et un aileron surdimensionné, mais la ligne globale du véhicule ne ressemble à aucune autre supercar du constructeur suédois. Ces galbes torturés ne sont pas là que pour la frime: l'appui aérodynamique de la Jesko est de 800 kg à 250 km/h, et de 1 000 kg à 275 km/h.

 

Le toit en carbone peut facilement être enlevé, afin de profiter d'une conduite cheveux au vent. Bien qu'étant tournée vers la performance, cette machine ne privera pas son pilote d'un certain confort : système d'infodivertissement à écran tactile, ports USB, chargeurs de smartphone à induction, connectivité Bluetooth, sièges électriques, volant et pédalier ajustables, mais aussi radar de recul font partie de la dotation de la Jesko.

 

Le comportement de la voiture ne semble pas avoir été négligé, puisque la Jesko se dote de roues arrière directrices. Elle adopte également le système « Triplex » sur les deux essieux. Ce dispositif ajoute un troisième amortisseur, disposé à l'horizontale, aux suspensions avant et arrière. Cela permet, selon Koenigsegg, d'éviter à l'arrière de trop plonger à l'accélération, et de conserver une certaine garde au sol à l'avant en cas de forte charge aérodynamique.

 

Sous le capot, on trouve un V8 biturbo de 5 litres développant 1 280 chevaux et 1 500 Nm de couple. Si cela vous paraît trop juste, il est possible de faire grimper la puissance à 1 600 chevaux en remplissant le réservoir d'éthanol E85. La transmission automatique à 9 rapports, baptisée «Light Speed Transmission», serait différente des boîtes de vitesses à double embrayage conventionnelles.

Sur une boîte à double embrayage classique, lorsqu'un rapport est sélectionné, le second embrayage présélectionne la vitesse suivante pour une rapidité de passage optimale. Un système qui ne permet un changement de rapport rapide que si l'on choisit une vitesse adjacente à celle enclenchée. La transmission de Koenigsegg bénéficierait d'un dispositif nommé «Ultimate Power on Demand», capable de la libérer de cette contrainte.

 

Les performances n'ont pas encore été communiquées, mais avec 1 600 chevaux pour 1 420 kg, son rapport poids/puissance passe sous la barre des 1kg/cheval. Ce que très peu de voitures sportives peuvent revendiquer.

Koenigsegg Regera

Koenigsegg a également dévoilé une Regera spéciale, avec une toute nouvelle finition KNC. Une dénomination qui signifie Koenigsegg Naked Carbon. Cette finition KNC n'a ni laque, ni vernis, ni quelque finition que ce soit, autre que du carbone. La fine couche d'epoxy qui couvre normalement la carrosserie a été polie à la main pour ne laisser paraître que le carbone brut.

 

Le KNC est un procédé utilisé depuis longtemps par Koenigsegg, puisqu'on le retrouvait notamment sur les jantes, les ailerons, les ailettes, ainsi que dans des inserts intérieurs, notamment sur le volant. De nombreux tests ont été menés pour s'assurer que des panneaux entiers de carrosserie traités selon ce procédé résisteraient sans problèmes.

La marque révèle notamment que ces tests ont montré des résultats étonnants, puisque le carbone nu s'est avéré beaucoup plus résistant que les couches de peinture normalement apposées dessus aux contraintes de la route, telles que les cailloux et autres petits projectiles que reçoit une carrosserie.

 

Cette finition a évidemment des avantages autres qu'esthétiques. En effet, l'hypercar est toujours propulsée par un V8 biturbo de 5.0 litres développant 1500 chevaux, mais gagne 22 kilos sur la balance grâce à cette finition.

Lamborghini SVJ Roadster

L'Aventador n'est pas encore à la retraite, mais elle fait déjà partie du patrimoine important de la marque de Sant'Agata. Le coupé a toujours fait confiance à un V12 atmosphérique de plus de six litres de cylindrée qui n'a eu de cesse de prendre des chevaux au fil du temps. Tellement, d'ailleurs, que la cavalerie culmine à 770 équidés sur la récente SVJ, la plus radicale des Aventador.

Et pour le salon de Genève, Lamborghini dévoile une version Roadster finalement logique compte tenu de la politique habituelle de la marque. Laquelle est justement de sortir des coupés avant de les décliner en découvrable par la suite.

 

Finalement, peu de choses changent avec cette SVJ Roadster qui reprend la monocoque en carbone de l'Aventador dans laquelle elle introduit le V12 6.5 de 770 ch à 8500 tr/mn. Avec Ferrari, Lamborghini est le dernier bastion du V12 sans suralimentation...

 

La SVJ Roadster a également droit à l'aérodynamique active "ALA" du coupé, aux quatre roues directrices et à l'allègement qui passe par une somme impressionnante de carbone, que ce soit dans l'habitacle, sur la carrosserie comme sur les éléments aérodynamiques. 

 

Roadster ne veut pas dire fénéant puisque cette SVJ découvrable passe les 100 km/h en 2,9 secondes, et il ne faut que 31 mètres pour passer de 100 à 0 km/h.

Lamborghini Huracan Evo Spyder

Même si le salon de Genève 2019 est marqué par une forte offensive des motorisations électriques, les supercars « à l’ancienne » y font de la résistance. On en a l’illustration sur le stand Lamborghini, où l’Huracan Evo Spyder tient la vedette dans une livrée verdoyante qui met particulièrement en valeur ses lignes acérées. Même à l’arrêt, cette voiture donne l’impression d’être en mouvement !

 

Il était d’ailleurs inutile de modifier en profondeur un dessin aussi réussi, d’où le caractère assez parcimonieux des évolutions esthétiques. On note toutefois des boucliers avant et arrière légèrement redessinés et des sorties d’échappement implantées plus en hauteur.

 

Présentée quelques semaines après le coupé, également présentée sur le stand, cette Huracan Evo Spyder en reprend la définition technique. Au programme du V10 atmosphérique 5.2, une puissance de 640 chevaux et un couple de 600 Nm, ce qui permet à la voiture de passer de 0 à 100 km/h en et 3,1 secondes.

Mansory

La Mansory Centuria n’est pas la première réalisation du spécialiste allemand sur base de Bugatti. Dans le passé, trois modèles ont vu le jour sur base de Veyron, avec une carrosserie en carbone : les Vincero, Vivere et D’Oro.

 

Avec le Centuria, Mansory montre une fois de plus son savoir-faire en matière de modification avec l’individualisation à un niveau sans précédent d’une Bugatti Chiron.

 

En apparence, les modifications apportées par Mansory signifient qu’elle diffère clairement de la carrosserie standard : l’avant du véhicule bénéficie d’un lifting complet, composé de garde-boue modifiés et d’un tablier avant garni de beaucoup de fibre de carbone avec de grandes entrées d’air. Les jupes latérales remodelées agissent comme un lien visuel et aérodynamique entre les deux essieux. Des entrées d’air plus importantes sur les côtés de la voiture et une prise d’air supplémentaire sur le capot moteur permettent un refroidissement optimal du moteur et, avec le diffuseur et le profil de l’aileron arrière redessiné, soulignent le design puissant du véhicule.

 

L’intérieur de la Mansory Centuria est très luxueux et personnalisé out en restant fonctionnel. Tout l’habitacle est habillé avec le cuir le plus fin, mettant en avant les applications en fibre de carbone de haute qualité.

Mclaren Speedtail

Avec une puissance de 1 050 ch, une vitesse de pointe de 403 km/h et un 0 à 300 km/h abattu en 12,8 s, voici la McLaren qui va mettre tout le monde d’accord… Roues avant carénées, museau pointu, porte-à-faux arrière « généreux », absence d’aileron, cette « hyper GT » semble avoir davantage été conçue pour battre des records de sobriété.

 

La partie arrière très longue ainsi que l’habitacle en forme de goutte d’eau permettent de diminuer au maximum la traînée. Les caches de roues avant limitent les turbulences vers l’extérieur pour mieux les canaliser. De plus, elle est équipée de caméras rabattables en guise de rétroviseurs ainsi que d’ailerons arrière actifs.

 

Le carbone est toujours omniprésent chez McLaren. Cette Speedtail ne déroge pas à la règle avec une monocoque entièrement en fibre de carbone, comme les « enjoliveurs » des roues avant, et tous les panneaux de carrosserie.

 

Les suspensions actives sont en aluminium, et les freins sont logiquement en carbone/céramique. Le poids est toujours une obsession chez McLaren, cette Speedtail ne pèse que 1 430 kg à sec.

Avec une vitesse maximale de 403 km/h, la McLaren Speedtail entre dans le cercle très fermé des autos capables de franchir les 400 km/h. Elle bat également le record de la P1 en accélération puisqu’elle atteint 300 km/h en 12,8 s contre 16,5 s pour l’ancienne supercar hybride.

 

Pour atteindre cette vitesse, le mode Velocity doit être actionné. Il optimise le groupe motopropulseur, adapte l’angle des ailerons arrière, rétracte les caméras de rétrovision et abaisse la garde au sol de 35 mm.

 

Comme la première McLaren de route, la F1 sortie en 1993, la Speedtail peut embarquer trois personnes. Le pilote est placé au centre de l’habitacle. Il dispose d’un siège baquet, évidemment en fibre de carbone et fabriqué sur mesure. Les deux sièges passagers utilisent également ce matériau. L’intérieur de la Speedtail donne la sensation d’être dans une verrière tant les espaces vitrés sont généreux.

 

La planche de bord est pour le moins futuriste avec pas moins de cinq écrans. Les deux placés aux extrémités diffusent les images des caméras de rétrovision, celui du centre fait office de tableau de bord et les deux autres permettent de naviguer dans les différents menus du système d’info-divertissement (navigation, climatisation...).

Mclaren 600 LT Spider

McLaren dévoile la 600LT Spider, version découvrable de la plus radicale de ses "petites" Sport Series. L'Anglaise reprend le toit rigide rétractable électriquement de la 570S Spider, qui peut être actionné en roulant jusqu'à 40 km/h.


Elle reprend le V8 3,8L biturbo de 600ch et 620Nm de couple du coupé, associé aux roues arrière par une boîte à double embrayage à sept rapports. Elle reprend également la panoplie aérodynamique du modèle fermé dont une poupe allongée, ses sorties d'échappement en hauteur, et des liaisons au sol aux réglages agressifs. Avec les options d'allègement proposées, elle ne pèse que 1.297kg à sec. C'est 50kg de plus que la 600LT coupé. Côté performances, la 600LT Spider fait quasiment aussi bien que la version à toit fixe avec un 0 à 100 km/h toujours expédié en 2,9s.


Dans l'habitacle, la 600LT Spider est aussi équipée d'office des sièges en fibre de carbone de la McLaren P1. En option, ceux-ci peuvent être remplacés par les baquets de la Senna encore plus légers. Les clients peuvent également choisir de se passer de climatisation et de radio dans une même optique d'allègement.

Pagani

On aurait pu être un peu déçus qu'il n'y ait pas de véritable nouveauté chez Pagani pour cette édition 2019 du salon de Genève. La voiture exposée est la toute première Zonda C12 produite, arborant le numéro de châssis 001. C'est cette auto qui avait été utilisée pour les crash-tests et l'homologation du modèle. Elle a depuis été entièrement restaurée et remise dans sa configuration d'origine, en utilisant notamment des pièces neuves, refabriquées grâce aux documents d'archives de la marque.

 

On retrouve en position centrale arrière le V12 6.0 atmosphérique fourni par Mercedes, qui équipait à l'époque les versions 600 de la limousine Classe S et du rodster SL. Il semblerait que ce bloc ait bénéficié d'une optimisation lors de la réfection de la voiture, puisqu'il est aujourd'hui annoncé pour 450 ch, alors qu'il en développait 394 à l'époque.

 

Une puissance qui paraît aujourd'hui modeste, surtout si on la compare aux 768 ch de la Huayra roadster avec laquelle elle partage le stand Pagani. Pourtant, à l'époque, cela permettait à la Zonda d'afficher des performances exceptionnelles, avec notamment 320 km/h en vitesse de pointe. Il faut dire que cette supercar était très légère, accusant seulement 1 250 kg sur la balance.

Pininfarina Battista

Le nom de Pininfarina prend une dimension nouvelle dans l'industrie automobile. Dérivé du célèbre studio de design éponyme avec lequel il travaille, Automobili Pininfarina est un nouveau constructeur italo-allemand basé à Munich. Après une longue campagne de communication, la marque fait concrètement ses débuts au salon de Genève 2019 avec la présentation de l'hypercar électrique nommée Battista en hommage au fondateur du carrossier, dont c'était le prénom.

 

Pour marquer les esprits, Pininfarina a décidé de faire de la Battista la voiture de route la plus puissante jamais conçue et produite en Italie. Le coupé biplace est animé par quatre moteurs électriques, un par roue, fournissant ensemble 1900ch pour 2300Nm de couple et une transmission intégrale adaptative. Le constructeur annonce moins de 2s pour passer de 0 à 100 km/h, moins de 12s pour atteindre 300 km/h, et une vitesse de pointe supérieure à 350 km/h. Cette vitesse pourra être relevée avec un "Performance Package" optionnel dont les détails seront dévoilés ultérieurement. Pininfarina avait précédemment annoncé plus de 400 km/h en pointe. Grâce à une batterie 120 kWh en "T" répartie entre un tunnel central et l'arrière des sièges, le constructeur promet une autonomie de 450 km. L'auto est équipée d'une suspension pilotée et le freinage est assuré par des disques carbone-céramique de 390mm de diamètre mordus par des étriers monoblocs à six pistons aux quatre coins.

 

Le design de la Battista s'inspire de toute l'histoire de Pininfarina selon ses concepteurs. Malgré ses performances impressionnantes, la voiture est présentée comme une GT élégante et confortable. Ses proportions sont celles d'une sportive à moteur central-arrière. Son dessin se veut fin, comme son "nez" surélevé au-dessus d'une jupe proéminente, parcouru dans sa largeur par un liseré lumineux courbé liant les petits feux avant qui s'étirent vers le haut des ailes. Le pavillon en "goutte d'eau" rejoint des prises d'air latérales avant de plonger sous le double ponton formé par l'aileron arrière mobile, qui peut servir d'aérofrein et intègre des feux très fins. Un diffuseur souligne la partie arrière. La Battista est faite d'une structure monocoque en fibre de carbone équipée de renforts en aluminium, sur laquelle est fixée une carrosserie en carbone. Elle repose sur des jantes de 21 pouces.

 

L'habitacle se veut résolument high-tech mais aussi ergonomique. Trois écrans font face au conducteur, orientés vers lui. Le petit moniteur du centre affiche quelques données essentielles comme la vitesse. De part et d'autre de celui-ci se trouvent deux moniteurs tactiles. Celui de droite est dédié au multimédia et celui de gauche au fonctionnement du groupe motopropulseur. Plus bas, une commande rotative contrôlant la transmission se trouve sur la console centrale tandis qu'une autre molette est installé sur le panneau de la portière conducteur pour choisir parmi les cinq modes de conduite.

Piech Mark Zero

Pour tous ceux qui s'y connaissent en automobile, le nom de Piëch évoque forcément quelque chose. En effet, Anton Piëch, le créateur de cette Mark Zero est l'un des fils de Ferdinand Piëch, lui-même petit-fils de Ferdinand Porsche, fondateur du groupe Volkswagen et membre de la mythique famille Porsche.

 

La Mark Zero bénéficie donc d'un pedigree prestigieux. Premier constat, si certains concepts affichent des lignes très futuristes ou bizarres, cette Mark Zero bénéficie de lignes très harmonieuses avec des faux airs d'Aston Martin, mais également de certaines réalisations du carrossier Zagato comme par exemple la forme de la calandre.

 

Sur le plan technique, Piëch annonce des caractéristiques étonnantes avec 500 km d’autonomie, mais surtout, un temps de recharge de 4 minutes 40 pour récupérer 80 % de sa capacité. Aucune information en revanche sur la technologie employée ni sur la puissance de la batterie. Piëch annonce simplement un 0 à 100 km/h en 3,2 s et 250 km/h de vitesse de pointe.

Porsche 911 Cabriolet

La variante découvrable de la nouvelle 911 trône en plein milieu du stand Porsche de Genève et est même déjà disponible à la commande, avec des livraisons qui devraient commencer au printemps.

 

Le cabriolet est doté d'une capote en toile souple, qui intègre une lunette arrière en verre. Grâce à un mécanisme peaufiné, il ne faut que 12 secondes pour profiter des joies du plein air. L'opération peut s'effectuer en roulant, jusqu'à 50 km/h. Un petit saute-vent électrique permet de réduire les turbulences.

 

Côté look, mis à part le toit, pas de changement par rapport au coupé (logique). La génération 992 se reconnaît à ses prises d'air avant qui ne forment qu'un bloc, son bandeau de LED rouge à l'arrière au-dessus du monogramme ou encore sa plaque d'immatriculation en position basse, entre les échappements.

 

Comme sur le coupé, un seul moteur est au programme pour commencer. Il s'agit de la Carrera S, en propulsion ou transmission intégrale 4S. Le six cylindres à plat développe 450 ch et délivre un couple de 530 Nm dès 2.300 tr/mn.

 

Porsche souligne que le repositionnement de la suspension du moteur a permis d'améliorer la rigidité de torsion. Pour la première fois, le cabriolet peut recevoir le châssis sport avec les suspensions actives PASM. Le comportement routier est amélioré avec des suspensions plus fermes et plus courtes, ou encore des barres stabilisatrices plus rigides.

Rimac C_Two

Un an après y avoir fait ses grands débuts, la Rimac C_Two, une supercar électrique qui nous vient de Croatie, est de retour au salon de Genève. L'exemplaire s'offrant aux regards des visiteurs est peint dans un blanc dit Galactic White et dispose d'éléments en carbone bleu. Cette couleur est omniprésente dans l'habitacle doté de finitions en carbone mat.

 

La Rimac C_Two dispose de quatre moteurs électriques délivrant une puissance à peine croyable de 1914 ch et un couple tout aussi impressionnant de 2300 Nm. Elle accélère de 0 à 60 mph (environ 96 km/h) en 1,85 seconde, atteint les 300 km/h en 11,8 secondes et peut emmener son conducteur à une vitesse maximale de 412 km/h. Sur le plan de l'autonomie, l'auto peut théoriquement parcourir 550 km (cycle WLTP) entre deux charges grâce à sa batterie de 120 kWh. Cette dernière peut recouvrer 80% de ses capacités en 30 minutes sur un chargeur combo 250 kW.

Touring Superleggera Sciàdipersia Cabriolet

L’an dernier à Genève, nous avions eu droit à la version coupé de cette Superleggera Sciàdipersia. Basée sur la Maserati GranTurismo, la version coupé est secondée par une version cabrio, basée sur la Maserati GranCabrio.

Esthétiquement, la ligne de la Superleggera Sciàdipersia Cabriolet est plus équilibrée en abandonnant le pavillon un peu « tarabiscoté » de la version coupé. Pour le reste, Touring reprend le dessin vu l’an dernier. La face avant perd de sa latinité et manque sans doute un peu de finesse.

 

L’intérieur est celui d’origine, mais retravaillé au niveau des matériaux. Sous le capot, on trouve le V8 4,7 litres atmosphérique de 460 chevaux et 520 Nm d’origine de la Maserati. Boîte automatique, propulsion. C’est une grosse GT pour rouler cheveux au vent. 0 à 100 km/h en 5 secondes et 288 km/h en pointe.

Zenvo TSR-S

Cette année encore Zenva présente sa dernière création la TSR-S, la version civilisée de sa bête de course TSR. Une supercar qui ne sera produite qu'à... 5 exemplaires dans le monde et on en comprend mieux le caractère exclusif en jetant un œil attentif sur sa fiche technique et mécanique.

 

La TSR-S, dont l'immense aileron gère l'appui du véhicule en fonction de deux axes de rotation, est en effet une véritable fusée sur quatre roues. Jugez-en : son moteur V8 5.8 développe (roulement de tambour) pas moins de 1200 chevaux ! De quoi anéantir le 0 à 100 km/h en 2;8 secondes et celui du 0 à 200 km/h en 6,8 secondes !

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